1 juin 2012

Amours en marge


Auteur: Yoko Ogawa, Genre: Contemporain, Pages: 190

Résumé: Une jeune femme se réveille en croyant entendre le chant d'une flûte ... Il n'y a pourtant que le silence que son mari a laissé derrière lui la veille en la quittant. Bientôt elle perçoit le moindre chuchotement comme un hurlement, le moindre choc comme comme un cataclysme; et elle s'égare dans l'assourdissant bruissement des réminiscences.
Pour un magazine de santé, elle accepte de décrire ses symptômes, s'efforçant de trouver les mots justes pour exprimer ce qu'elle ressent. Ses yeux s'arrêtent sur les mains du sténographe qui prend les notes ... Ses doigts d'une étrange beauté glissent sur le papier, transcrivant chaque énoncé en un mystérieux signe aux allures d'éternité.
Premier roman "long" de Yoko Ogawa, Amours en marge est paru au Japon en 1991. Il aborde d'une manière très sensuelle et poétique un thème majeur de l’œuvre de la romancière : la mémoire préservée, embaumée, immortalisée par une imperceptible trace qui capture le souvenir en même temps que la douleur qu'il a suscitée.

Mon avis: Alors, récapitulons. J'ai perçu ce livre comme l'histoire d'une fascination d'un être fragile, affaiblie par l'extra-sensibilité de son audition, pour les doigts d'un sténographe, des doigts qui lui ont apporté l'écoute que ses oreilles demandées. Un amour en marge ? On peut dire ça, car il s'agit surtout d'un amour impossible: la narratrice, dont on ignore le prénom, n'aime pas ce sténographe, mais ses mains qui soulagent ses peines et le néant qui l'habite depuis des années. Il est question ici de la magie du corps, de son pouvoir sur les émotions et les souvenirs.
Un livre plein de symboles, plein de poésie. Mais je dois avouer que malgré tout ça, je n'ai pas spécialement accroché. Il est certain que ce n'est pas un livre d'action, l'histoire reste très ... monotone dirais-je car le but de cette histoire reste avant tout dans la symbolique et l'expression des sens. La fin du livre m'a particulièrement plus car les quelques anecdotes racontées durant tout le roman prenne tout à coup du sens mais c'est arrivé bien trop tard pour moi. Disons que la fin a sauvé mon jugement, car sinon je pense que j'aurais mis une mauvaise critique. Je reste mitigée encore aujourd'hui, mais peut-être est-ce la culture japonaise qui m'échappe ? Ont-ils une vision différente des émotions et des sensations des hommes ? Je ne sais pas, mais les oreilles ne sont pas forcément pour moi le symbole même de l'expression des souvenirs.
Conclusion: Je suis contente de l'avoir lu. Il a su amener une ouverture sur mes représentations mais il ne m'a pas transporté pour autant.

Ma note: 3/5

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire